Le Régent - Joseph Cope - Musée du Louvre Objets d'art MV 1017
Le Régent - Joseph Cope - Musée du Louvre Objets d'art MV 1017 · Shonagon · 2022-11-10

Le diamant volé deux fois : une fois caché dans le grenier d'un appentis en bois, une fois dédaigné par les voleurs

奉旨遊戲人間 · 2026-10-16

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Le diamant Régent (Le Régent) pèse aujourd'hui 140,64 carats métriques, d'une quasi-absence de couleur dite « première eau ». Louvre : découvert vers 1698 dans les mines du Golconde en Inde (région du Golconde, Kollur souvent cité, une autre version évoque Paritala, le musée ne nomme pas la mine) ; pierre brute d'environ 410–426 carats selon les sources ; taillé en Angleterre entre 1704 et 1706 ; vendu le 1717-06-06 au régent Philippe II (duc d'Orléans). Numéro d'inventaire MV 1017, traditionnellement exposé dans la galerie d'Apollon, la page du Louvre indique aujourd'hui non exposé. Même tradition de région minière que le #6 Hope, même couronne, même grand vol de 1792, mais ce n'est pas la même pierre brute.

Trois choses d'abord : provenance, poids, lieu de conservation actuel. La page du Louvre indique : cette pierre fut découverte vers 1698 dans les mines du Golconde (Golconde) en Inde. Le musée ne nomme pas la mine précise — Kollur est souvent cité, des médias indiens évoquent Paritala sur les rives de la Krishna ; ici on écrit seulement « région du Golconde (Kollur souvent cité) », sans trancher. Après taille, 140,64 carats métriques ; propriété de l'État français, département des Objets d'art du Louvre, numéro d'inventaire MV 1017, attribué au Louvre en 1887, emplacement traditionnel dans la galerie d'Apollon (Louvre Kids indique salle 705). Mais attention : la page du Louvre indique aujourd'hui « non exposé ». Donc cet article écrit seulement « conservé au Louvre, page du musée indiquant actuellement non exposé », sans dire dans quelle vitrine il se trouve en ce moment.

La pierre elle-même : quasi incolore, le musée dit légèrement bleu-vert, qualifiée de « première eau » (première eau). Taille coussin rectangulaire, taille ancienne à facettes. Le poids de la pierre brute varie selon les sources, environ 410–426 carats (le Louvre écrit 426, l'Encyclopædia Britannica environ 410) ; cet article ne retient pas un chiffre unique. Arrivée en Angleterre vers 1702, taillée entre 1704 et 1706 ; le nom du tailleur diffère selon les sources (les récits du musée et les champs de la notice divergent), à vérifier, on ne cite ici aucun nom.

Comment il est arrivé en France : après la taille, appelé diamant Pitt du nom du gouverneur de Madras Thomas Pitt. Le 6 juin 1717, le régent Philippe II (duc d'Orléans) convainquit le conseil de régence de l'acheter, d'où le nom de « Régent ». Il orna ensuite les couronnes de Louis XV en 1722 et de Louis XVI en 1775 ; Napoléon le fit sertir sur son épée (certains disent celle portée au sacre de 1804) ; il entra plus tard dans les couronnes de Louis XVIII, Charles X et Napoléon III, ainsi que dans le diadème grec de l'impératrice Eugénie.

Premier vol : pendant la Révolution, en 1792, le Garde-Meuble, dépôt des joyaux de la Couronne, fut cambriolé ; il fut dérobé dans la même affaire que le Bleu de France ; retrouvé en 1793, selon une version caché dans une fente du grenier d'une maison à charpente en bois à Paris (appentis, grenier, fissure selon les récits). Dans la même affaire, le Bleu de France disparut, puis fut retaillé pour devenir le Hope — cette chaîne longtemps douteuse, reconstituée et confirmée ces dernières années, voir #6.

Deuxième fois : en octobre 2025, la galerie d'Apollon du Louvre fut victime d'un vol, plusieurs joyaux de la Couronne dérobés. Le Régent se trouvait dans la même salle, il ne fut pas emporté. On expose les deux faits, sans lyrisme sur « avoir échappé à deux vols ».

La relation avec le #6 doit être claire : même tradition de région productrice du Golconde en Inde (Kollur n'est pour les deux qu'une mention fréquente) ; tous deux joyaux de la Couronne de France ; même grand vol de 1792 (l'un retrouvé, l'autre disparu et retaillé) ; le Smithsonian note qu'en 1962 le Hope fut prêté au Louvre et exposé avec le Régent. Mais ce ne sont pas la même pierre brute.

Les légendes sont toutes entre guillemets : « l'esclave sortit la pierre brute de la mine cachée dans une blessure à la jambe » est très répandu, le texte du Louvre ne le mentionne pas, à ne pas tenir pour historique ; la « malédiction » traitée comme pour le #6. Saint-Simon dit qu'il « a la grosseur d'une prune de la reine Claude », c'est une impression de l'époque.

(Septième article de la série 图说 ; #6 Hope https://p.jic.io/s/s-4f53ecda0222 )